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Les jeunes et la loi

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Facteurs de risque

Pourquoi les jeunes s’attirent-ils des ennuis?

Les jeunes ont des démêles avec la justice pour une foule de raisons. Beaucoup d’entre eux sont cependant plus à risque de participer à des activités criminelles à cause de leur situation familiale, de leur milieu scolaire ou des jeunes avec qui ils se tiennent. Quand les facteurs de risque s’accumulent, les jeunes deviennent plus à risque. Plus les facteurs de risque sont nombreux, plus le risque est grand d’avoir des démêlés avec la justice. «Facteurs de risque» sont des expériences de vie des jeunes, qui font augmenter leurs chances d’être victimisées ou de développer un ou des problèmes de comportement.(le Conseil national de la prévention du crime, 1997, Canada) La liste qui suit n’est pas complète, mais elle décrit certains avant-coureurs qu’on peut déceler chez des jeunes à risque.

Pauvreté

Vivre dans la pauvreté peut avoir différents effets négatifs sur un jeune. Les jeunes qui ont faim ont parfois un mauvais rendement scolaire. 42 % des Canadiens qui dépendent des banques alimentaires ont moins de 18 ans. Le nombre de gens qui ont recours aux banques alimentaires au Canada a doublé depuis dix ans. Au Nouveau-Brunswick en 1997, 20,2 % des jeunes de moins de 18ans venaient de familles vivant sous le seuil de la pauvreté. (Conseil canadien de déveoppement social, 1999) Les familles qui vivent sous le seuil de la pauvreté n’ont pas les moyens d’inscrire leurs enfants à des programmes de sports et de loisirs, à des cours de musique ou à des activités parascolaires. Les frais d’inscription et le coût de l’équipement dépassent leurs moyens. Les jeunes qui vivent dans la pauvreté sont parfois privés du nécessaire, comme des lunettes ou des prothèses auditives.

Pression des pairs

Les jeunes disent souvent que les personnes qui ont le plus d’influence dans leur vie sont des jeunes. Beaucoup d’entre eux se tournent vers leurs pairs pour se sentir acceptés, avoir de la compagnie ou se donner un sens. L’influence des pairs peut être positive ou négative. L’influence négative a tendance à avoir plus d’impact quand les jeunes ne sont pas traiter ou ne se sentent pas comme des membres à part entière de la famille. Ces jeunes peuvent se sentir obligés de faire des choses susceptibles de nuire à leur croissance et à leur développement. Prendre part à des activités criminelles, consommer des drogues et de l’alcool ou avoir des rapports sexuels non protégés en sont quelques exemples. Certains jeunes peuvent avoir des comportements antisociaux parce qu’ils se sentent rejetés par leurs pairs en raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur culture, de leur race ou de leur langue. Sans la présence d’un adulte compréhensif pour les écouter et les aider, bon nombre de jeunes se sentent accablés par le stress lié à l’adolescence.

Abus d’alcool et de drogues

La consommation abusive d’alcool et de drogues ruine des vies. Les jeunes qui consomment ont une capacité d’attention et cognitive réduite et peu de motivation. Les jeunes qui vivent avec des adultes qui consomment de façon excessive ignorent souvent comment faire face à leurs sentiments de frustration, de colère et d’isolement. L’abus d’intoxicants pousse souvent à prendre des risques, comme ceux qui entourent l’activité criminelle. Que les jeunes consomment pour échapper à la douleur de vivre ou parce qu’ils s’ennuient et veulent avoir un sentiment d’appartenance («être dans le coup»), leur manque de capacité à prendre des bonnes décisions les met quand même à risque. En 1996, 60 % des étudiants du N.-B. ont indiqué qu’ils utilisaient au moins une drogue. (Enquête provinciale sur la consommation de drogues par élèves, 1997, Nouveau-Brunswick)

Absence d’un soutien familial

Les jeunes ont besoin d’évoluer dans des milieux où ils se sentent aimés et compris et d’avoir de solides liens d’attachement à des adultes qui s’occupent d’eux. Un rapport de 1999 sur la santé au Canada révèle que, des deux sexes et de tous les groupes d’âge, les jeunes femmes de 15 à 19ans sont les plus susceptibles de montrer des signes de dépression. (Santé Canada, 1999)

Les jeunes qui vivent dans des foyers abusifs ou qui sont privés de la saine attention d’un adulte peuvent manquer d’estime de soi et de dignité et souffrir de dépression. Ils ont aussi tendance à avoir des troubles de santé et de comportement. Ils traînent souvent leur peine à l’école où ils l’extériorisent d’une manière agressive qui nuit aux autres élèves et aux enseignants. Certains deviennent timides et renfermés, alors que d’autres ne font que répéter le même cycle de violence, car ils n’ont pas les aptitudes qu’il faut pour régler leurs problèmes sans violence. La maîtrise de la colère peut devenir un problème continu.

L’absence d’un soutien familial peut aussi se traduire par la négligence. Les jeunes ont besoin d’être guidés. Autrement, ils pourraient être incapables de trouver une manière saine de gérer leurs problèmes. Les jeunes qui sont élevés par des adultes dont les compétences parentales laissent à désirer ont peu de chances d’acquérir des aptitudes positives face aux problèmes, à la vie quotidienne et à la communication. Ils n’apprennent pas à s’occuper d’eux-mêmes parce qu’ils ont l’impression que personne ne s’intéresse à eux.

Éducation

C’est entre 14 h et 18 h – les heures après l’école – que la plupart des jeunes s’attirent des ennuis. (National Crime Prevention Council, 1998., É.-U.) Les jeunes qui ont de la difficulté à l’école risque de participer à des activités criminelles. Le Canada se classe troisième au monde pour le nombre de jeunes qui ont de faibles capacités de lecture et d’écriture. (Santé Canada, 1999) Les jeunes ont des problèmes pour toutes sortes de raisons (p. ex. absence de soutien familial et troubles d’apprentissage). Des recherches montrent que les jeunes qui ont des problèmes à l’école ou qui décrochent à un âge précoce courent plus de risques de consommer des drogues ou de commettre des infractions. En 1995, 22 % des jeunes hommes et 14 p. 100 des jeunes femmes avaient abandonné l’école avant d’avoir obtenu leur diplôme. (Conseil canadien de développment social, 1998)

L’ennui

L’activité parascolaire la plus courante chez les enfants et les jeunes est la télévision. Beaucoup de jeunes se plaignent du fait qu’ils n’ont rien à faire, peut-être parce qu’ils n’ont pas les moyens de participer, entre autres, à des clubs sportifs ou parce qu’ils n’ont pas la possibilité de faire des activités de loisirs ou de bénévolat. Bon nombre sont laissés à eux-mêmes à la maison en attendant qu’un parent revienne du travail. Cela veut dire qu’ils sont beaucoup à ne savoir quoi faire de leur temps.

Chômage

Le taux de chômage à la hausse chez les jeunes les préoccupe beaucoup. Ils veulent être productifs. Travailler leur apporte un sentiment de satisfaction et d’indépendance. C’est aussi l’occasion d’acquérir de précieuses habiletés. En plus de permettre de gagner de l’argent, avoir un emploi est un bon moyen de développer le sens des responsabilités. Les carrières sont parfois fondées sur l’expérience que donnent les emplois à temps partiel. Un jeune qui abandonne l’école et qui est incapable de trouver un emploi ressent désespoir, frustration et dévalorisation. Les jeunes sans emploi risquent plus d’adopter des comportements antisociaux. En 1997, moins de la moitié des jeunes avaient un emploi d’été. (Développment des ressources humaines Canada, 1999)

La présente brochure ne se veut pas un énoncé exhaustif du droit dans ce domaine. De plus, il arrive que les lois subissent des modifications de temps à autre. Toute personne ayant besoin de conseils concernant sa situation juridique particulière devrait consulter un avocat.

Basée sur la recherche du
Centre for Research on Youth at Risk
St. Thomas University
Fredericton (N.-B.) E3B 5G3
506 452-0456

Publié par:
Service public d'éducation et d'information
juridiques du Nouveau-Brunswick

C. P. 6000
Fredericton (N.-B.)
E3B 5H1 CANADA
Tél: (506) 453-5369
Télécopieur: (506) 462-5193
Courriel : pleisnb@web.ca
Projet financé par Justice Canada
March 2003

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